Mai 2019

TÉLÉMÉDECINE. Le parcours chirurgical s’adapte aux technologies digitales

GAIN DE TEMPS ET D’EFFICACITÉ

Alors qu’actuellement les infirmiers appellent chaque patient au lendemain de l’opération (50 % de répondants seulement, dont 25 % ne se portent pas bien), la plateforme identifie ceux qui ont besoin d’être contactés, par ordre de priorité : en effet, ils sont classés en fonction de leurs réponses au lendemain de leur opération, en catégorie rouge (à rappeler en urgence car fortes douleurs), orange (à recontacter en deuxième temps : pansement qui saigne, vomissements, douleurs modérées) ou verte (tout va bien). Ainsi, l’hôpital est déchargé du suivi téléphonique, ce qui libère du temps « pour se consacrer à ceux qui en ont le plus besoin tout en renforçant le lien patient-hôpital », indique Nicolas Pagès.

Remboursé à 100 % par la Sécurité sociale, ce logiciel de télésurveillance est testé depuis janvier 2018 au CHU de Bordeaux, d’abord en chirurgie ambulatoire, puis dans le suivi de l’insuffisance cardiaque. En un an, plus de 15 centres hospitaliers (outre le CHU de Bordeaux, l’hôpital Cochin, les CH de Pau, Narbonne, La Rochelle, Bayonne, etc.) l’ont adopté pour optimiser le suivi et le maintien des patients à domicile. Cette solution modulable, multisupport et multilingue (traduit dans six langues), a vocation à être développée dans d’autres maladies chroniques, comme l’insuffisance cardiaque où elle est en plein essor, puisqu’elle « détecte en amont les symptômes annonciateurs de complications, les analyse et transmet l’information au médecin afin d’éviter l’aggravation et l’hospitalisation », explique Nicolas Pagès.