Octobre 2018

ÎLE-DE-FRANCE. Un plan pour sauver le tissu libéral

Le premier anniversaire du protocole conclu entre l’union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux et l’agence régionale de santé (ARS) a été l’occasion d’un premier bilan.
Mesure la plus palpable : l’aide financière aux projets immobiliers.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après le zonage 2018 de l’ARS Île-de-France, 76 % des Franciliens (soit 9,1  millions d’habitants) vivent dans des territoires « fragiles » en termes d’offre de soins, 37 % (4,4 millions) étant même en « zone d’intervention prioritaire ». Trois ans plus tôt, ces zones d’intervention prioritaire ne concernaient « que » 7 % de la population régionale. Et dans les trois à cinq ans, l’Île-de-France est exposée au départ d’un médecin sur deux. « Pour chaque médecin traitant qui part à la retraite sans trouver de successeur, ce sont environ 1 200 patients qui sont en déshérence médicale ; pour chaque spécialiste non remplacé, ce sont une centaine de correspondants médecins généralistes qui n’ont plus de solution de prise en charge », commente le Dr Bruno Silberman, président de l’URPS médecins libéraux Île-de-France. Les raisons de cette hémorragie, selon l’URPS : un numerus clausus bien trop bas dans les années 90 qui a creusé les effectifs depuis l’an 2000, mais surtout un manque d’attractivité de la région qui cumule les difficultés à trouver des locaux aux normes et un foncier 4 à 5 fois plus cher que les autres régions.